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Interpol, Paris, 15.03.11 (chronique en français)


Concert: Interpol Lieu: Le Zénith, Paris
Date: 15/03/11
Spectateurs: pas complèt
Durée du concert: environ 80 minutes



On me demande souvent: "Oliver, pourqoui tu n'écris pas en français?" La reponse est simple: c'est difficile pour moi et ça me prend un temps fou. Mais bon, j'essaie de faire un effort pour une fois:


Reflexions, idées, faits, remarques sur le concert d'Interpol au Zénith de Paris:

- Tout d'abord: c'était un concert somptueux. Difficile de faire mieux dans une grande salle froide et stérile comme le Zénith.

- Que dire de la première partie? Matthew Dear, c'était affreux , non? Le type a essayé en vain d'imiter les New Order sans le moindre bon morceau et n'a jamais fait bouger les gens. On mourrait d'ennui.

- Resultat: je n'étais pas chaud quand Interpol ont commencé (avec pas mal de retard, une demi-heure, quand même)

- Il m'a fallu un moment avant d'entrer à fond dans ce concert. Faute à cette grande salle impersonnelle, un public assez mou et lent et un groupe qui a mis un moment pour tout mettre en place

- Côté son, rien à dire. C'était clair, bien equilibré et pur. Par contre j'aurais bien aimé encore plus de décibels. Plus c'est fort, mieux c'est!

- Malheureusement je n'ai pas trop entendu la basse. Parce que j'étais trop loin du bassiste ou parce qu'il a joué d'une manière un peu hésitante?

- Vocalement Paul Banks était parfait. Pas de fausse note pendant toute la durée du concert. De toute façon, il a la meilleure voix du monde, elle me transcende à chaque fois.

- Mais c'est quoi cette coiffure de footballeur allemand de Paul? J'ose espérer que c'est avec un clin d'oeil qu'il la porte...

- Et Sam n'a pas mis de gel dans ces cheveux cette fois-ci. Résultat: il a moins le look mafioso.

- Daniel Kessler ne vieillit jamais. Toujours aussi affuté et bien sur ses jambes. Drôle ces gestes complètement exagérés, non?

- "Merci! C'est la première fois que je parle en français" (Paul Banks) - Il devrait parler plus et plus souvent en français son accent est bien!

Côté lumière pas beaucoup de chichi. C'est plutot sobre et épuré. Bien.

- Meilleurs morceaux du concert? Ben, cette fois-ci pas forcément le favori du public Narc. Je citerais plutôt Rest My Chemistry (beaucoup plus puissant et passionnant que sur l'abum), NYC (sphérique, mélancolique, sombre, beau à pleurer) et Slow Hands (ultra rapide, dynamique et renversant)

- Et les nouveau titres? Lights est une tuerie, Baricade un bon morceau uptempo, mais les nombreuses pépites des deux premiers albums restent inégalées. D'ailleurs, pourquoi n'ont-ils pas joué Roland ou Leif Erikson au lieu d'un Length Of Love un peu médiocre et Untitled en rappel?!

- Le groupe a donc confirmé son statut d'un des plus grands groupes rock indé actuel et fait taire les gens qui disent que c'est bientôt fini. Par contre les billets ont été bradés au marché noir. 20 euro c'était le maximum. Bizarre pour un concert qui a couté 35 Euro, non??

- Vivement Rock en Seine avec Interpol en tête d'affiche! Ça promet une belle rentrée musicale!


Interpol, Paris, 15.03.11 (chronique en français)


Concert: Interpol Lieu: Le Zénith, Paris
Date: 15/03/11
Spectateurs: pas complèt
Durée du concert: environ 80 minutes



On me demande souvent: "Oliver, pourqoui tu n'écris pas en français?" La reponse est simple: c'est difficile pour moi et ça me prend un temps fou. Mais bon, j'essaie de faire un effort pour une fois:


Reflexions, idées, faits, remarques sur le concert d'Interpol au Zénith de Paris:

- Tout d'abord: c'était un concert somptueux. Difficile de faire mieux dans une grande salle froide et stérile comme le Zénith.

- Que dire de la première partie? Matthew Dear, c'était affreux , non? Le type a essayé en vain d'imiter les New Order sans le moindre bon morceau et n'a jamais fait bouger les gens. On mourrait d'ennui.

- Resultat: je n'étais pas chaud quand Interpol ont commencé (avec pas mal de retard, une demi-heure, quand même)

- Il m'a fallu un moment avant d'entrer à fond dans ce concert. Faute à cette grande salle impersonnelle, un public assez mou et lent et un groupe qui a mis un moment pour tout mettre en place

- Côté son, rien à dire. C'était clair, bien equilibré et pur. Par contre j'aurais bien aimé encore plus de décibels. Plus c'est fort, mieux c'est!

- Malheureusement je n'ai pas trop entendu la basse. Parce que j'étais trop loin du bassiste ou parce qu'il a joué d'une manière un peu hésitante?

- Vocalement Paul Banks était parfait. Pas de fausse note pendant toute la durée du concert. De toute façon, il a la meilleure voix du monde, elle me transcende à chaque fois.

- Mais c'est quoi cette coiffure de footballeur allemand de Paul? J'ose espérer que c'est avec un clin d'oeil qu'il la porte...

- Et Sam n'a pas mis de gel dans ces cheveux cette fois-ci. Résultat: il a moins le look mafioso.

- Daniel Kessler ne vieillit jamais. Toujours aussi affuté et bien sur ses jambes. Drôle ces gestes complètement exagérés, non?

- "Merci! C'est la première fois que je parle en français" (Paul Banks) - Il devrait parler plus et plus souvent en français son accent est bien!

Côté lumière pas beaucoup de chichi. C'est plutot sobre et épuré. Bien.

- Meilleurs morceaux du concert? Ben, cette fois-ci pas forcément le favori du public Narc. Je citerais plutôt Rest My Chemistry (beaucoup plus puissant et passionnant que sur l'abum), NYC (sphérique, mélancolique, sombre, beau à pleurer) et Slow Hands (ultra rapide, dynamique et renversant)

- Et les nouveau titres? Lights est une tuerie, Baricade un bon morceau uptempo, mais les nombreuses pépites des deux premiers albums restent inégalées. D'ailleurs, pourquoi n'ont-ils pas joué Roland ou Leif Erikson au lieu d'un Length Of Love un peu médiocre et Untitled en rappel?!

- Le groupe a donc confirmé son statut d'un des plus grands groupes rock indé actuel et fait taire les gens qui disent que c'est bientôt fini. Par contre les billets ont été bradés au marché noir. 20 euro c'était le maximum. Bizarre pour un concert qui a couté 35 Euro, non??

- Vivement Rock en Seine avec Interpol en tête d'affiche! Ça promet une belle rentrée musicale!


Interpol, Paris, 15.03.11


Konzert: Interpol
Ort: Le Zénith, Paris
Datum: 15.03.2011
Zuschauer: nicht ausverkauft
Konzertdauer: gut 80 Minuten


Das Vorspiel soll ja eigentlich dazu dienen, die Lust anzuregen. Matthew Dear mit seinem öden 1980er Jahre Elektropop bewirkte aber genau das Gegenteil. Es war, als wäre einem ein Eimer kaltes Wasser über den Schwanz geschüttet worden. Anstatt für den Hauptakt gewappnet und heiß zu sein, war man abgetörnt und kühl.

Zäh und eher mechanisch steril deshalb auch der Beginn des Sets von Interpol. Drummer Sam Fogarino trommelte wie eine Marionette und der Opener Success verpuffte wirkungslos. Auch Say Hello To The Angels, eigentlich ein postpunkiger Abräumer par excellence, stach nicht und sorgte kaum für Bewegung im Rund. Kein Vergleich zum Highfield- Festival vor ein paar Jahren, als genau dieses Lied tausende Leute zum wilden Abtanzen trieb. Woran es lag konnte ich eigentlich gar nicht genau sagen. Der Sound war präzise, klar und nicht zu breig, die Stimme von Paul Banks bestens geölt und die Gitarrenriffs von Daniel Kessler gewohnt melodisch und technisch perfekt dargeboten. Den Bass, für den ein neuer, mir unbekannter Musiker verantwortlich war, hörte man allerdings kaum. David Pajo hatte den Gründungsbasser Carlos D im Trabendo noch gut ersetzt, aber heute merkte man, daß ein Spitzenmusiker von Carlos Schlage auf dieser Position fehlte.

Irgendwie überkam mich das ungute Gefühl, das heute eine Enttäuschung möglich war. Wohlgemerkt: ich bin Hardcore Fan, mag Interpol über alles, kenne jedes Album in und auswendig.

Mit Hands Away wurde aber allmählich die Wende eingeläutet. Gerade zu Beginn des Songs hatte die famose Stimme von Paul Banks genügend Luft, sich zu entfalten. Sein durch Mark und Bein gehender Nörgel-Bariton erfüllte die Halle und versetzte mir erste emotionale Wallungen. Diese Mischung aus Stolz und Verletzheit in seiner Stimme ist einzigartig, Banks ist der David Bowie der 00er Jahre, elegant, mysteriös, unnahbar, charismatisch. Auch die Instrumentierung bei Hands Away wusste zu gefallen. Die Gitarren bauten sich schleifenförmig auf und endlich hatte das Ganze genügend Volumen, um eine große Location wie das Zenith zu beschallen. Sam Fogarino trommelte unterdessen weiterhin wie ein Aufziehmännchen und sein Punch wurde härter und härter. "Peng, peng, peng", er peitschte unerbitterlich und war dabei präzise wie ein Schweizer Uhrwerk.

Bei Rest My Chemistry wurden heroische Gitarrenmelodien hochgezogen, wie man sie auf der Konserve nicht findet. Aus dem passablen, aber nicht überragenden Albumtitel von Our Love To Admire haben Interpol live einen packenden Song hinbekommen, denn sie vielschichtig und wuchtig umsetzen und zum Highlight werden ließen. Drei Stücke später kam mit Lights auch der wohl beste Songs des vierten Longplayers. Unscheinbar startend wurde die Nummer im weiteren Verlaufe immer aggressiver, angrifflsustiger und spannungsgeladener. Plötzlich wurde ein unsichtbarer Schalter umgelegt. Interpol hatten mich nun gepackt, sich wie eine dicke Würgeschlange um meinen Hals geschlungen und ließen mich aus diesem Klammergriff bis zum Ende nicht mehr entkommen. Der Sound der postpunkigen Gitarren und die Grabesstimme von Paul Banks berauschten mich von nun an über alle Maßen. Ich fühlte mich wie ein gelangweilter und missverstandener Jugendlicher auf der Suche nach einem Kick, der nun reichlich Stoff und Adrenalinstöße frei Haus geliefert bekam. Cool, daß mit dem treibenden C'mere dann das Tempo angezogen wurde und die Band mir weitere Dosen Hochprozentiges infiltrierte. Da war er, der ersehnte Rausch, der Endorphinausstoß, die Extase! Aber - und das ist das packende bei Interpol, immer mit dieser tiefen Melancholie versetzt, die bewirkt, daß man in seinem bekifften Zustand losheulen will. Ein Wechselbad der Gefühle, ein Psychococktail, an dem sich wahrscheinlich nur Leute besaufen können, die wie ich die Platten bis zum Abwinken gehört haben und trotzdem immer wieder von diesem seltsamen, suiziden Gefühl angezogen werden, der die Alben durchzieht.

NYC schürte die Emotionen immer weiter. Eine ruhige Nummer, die aber trotz der Größe der Location nicht verpuffte, sondern durch ihren sphärischen Charakter einen Breitwandsound an die Decke malte, der gut ins Zenith passte. Idealerweise wurde mit dem schmissigen Heinreich Manouver dann ein Uptempo-Song hinterhergeschickt, der aufrüttelte.

Dramaturgisch passend auch, daß mit der Granate Not Even Jail der offizielle Teil abgeschlossen wurde.


Für den Zugabenblock erhoffte ich mir Leif Erikson und Roland, wusste aber durch Internet- Recherche nur allzu genau, daß es eher die mittelmäßig spektakulären Untitled und The New werden würden und so war es dann auch. Zu verschmerzen, denn mit Slowhands und Obstacle 1 hauten sie zum großen Finale dann noch mal zwei ihrer größten Hits raus, bei den auch das insgesamt recht lahme Publikum endlich mal besser mitging, hüpfte, klastchte und gröhlte.

Unter dem Strich stand nach gut 80 Minuten dann das bisher beste von drei Interpol Konzerten, die ich im Zenith gesehen hatte. An die Dichte des Auftritts im kleinen Club Trabendo (Kapazität 600 Leute) oder im nicht größeren Cabaret Sauvage kam der Gig feilich nicht ganz heran, was ich allerdings auch nicht erwartet hatte.

Interpol bleiben im Bereich Indierock eine Bank. Kein Wunder, sie haben ja auch Paul Bank (s).

Die Reime von Reimer werden schlecht, Zeit ins Bett zu gehen.

Setlist Interpol. Le Zénith, Paris, 2011:

01: Success
02: Say Hello To The Angles
03: Narc
04: Hands Away
05: Barricade
06: Rest My Chemistry
07: Evil
08: Lenghth Of Love
09: Lights
10: C'mere
11: Summer Well
12: NYC
13: The Heinrich Maneuver
14: Memory Serves
15: Not Even Jail

16: Untitled
17: The New
18: Slow Hands
19: Obstacle 1

Aus unserem Archiv:

Interpol, München, 12.03.11
Interpol, Dortmund, 22.10.10
Interpol, Paris, 17.09.10
Interpol, Montreux, 16.07.08
Interpol, Brüssel, 23.11.07
Interpol, Paris, 21.11.07
Interpol, Köln, 19.11.07
Interpol, Hohenfelden, 17.08.07
Interpol, Köln, 11.05.07
Interpol, Paris, 10.05.07



Interpol, Paris, 15.03.11


Konzert: Interpol
Ort: Le Zénith, Paris
Datum: 15.03.2011
Zuschauer: nicht ausverkauft
Konzertdauer: gut 80 Minuten


Das Vorspiel soll ja eigentlich dazu dienen, die Lust anzuregen. Matthew Dear mit seinem öden 1980er Jahre Elektropop bewirkte aber genau das Gegenteil. Es war, als wäre einem ein Eimer kaltes Wasser über den Schwanz geschüttet worden. Anstatt für den Hauptakt gewappnet und heiß zu sein, war man abgetörnt und kühl.

Zäh und eher mechanisch steril deshalb auch der Beginn des Sets von Interpol. Drummer Sam Fogarino trommelte wie eine Marionette und der Opener Success verpuffte wirkungslos. Auch Say Hello To The Angels, eigentlich ein postpunkiger Abräumer par excellence, stach nicht und sorgte kaum für Bewegung im Rund. Kein Vergleich zum Highfield- Festival vor ein paar Jahren, als genau dieses Lied tausende Leute zum wilden Abtanzen trieb. Woran es lag konnte ich eigentlich gar nicht genau sagen. Der Sound war präzise, klar und nicht zu breig, die Stimme von Paul Banks bestens geölt und die Gitarrenriffs von Daniel Kessler gewohnt melodisch und technisch perfekt dargeboten. Den Bass, für den ein neuer, mir unbekannter Musiker verantwortlich war, hörte man allerdings kaum. David Pajo hatte den Gründungsbasser Carlos D im Trabendo noch gut ersetzt, aber heute merkte man, daß ein Spitzenmusiker von Carlos Schlage auf dieser Position fehlte.

Irgendwie überkam mich das ungute Gefühl, das heute eine Enttäuschung möglich war. Wohlgemerkt: ich bin Hardcore Fan, mag Interpol über alles, kenne jedes Album in und auswendig.

Mit Hands Away wurde aber allmählich die Wende eingeläutet. Gerade zu Beginn des Songs hatte die famose Stimme von Paul Banks genügend Luft, sich zu entfalten. Sein durch Mark und Bein gehender Nörgel-Bariton erfüllte die Halle und versetzte mir erste emotionale Wallungen. Diese Mischung aus Stolz und Verletzheit in seiner Stimme ist einzigartig, Banks ist der David Bowie der 00er Jahre, elegant, mysteriös, unnahbar, charismatisch. Auch die Instrumentierung bei Hands Away wusste zu gefallen. Die Gitarren bauten sich schleifenförmig auf und endlich hatte das Ganze genügend Volumen, um eine große Location wie das Zenith zu beschallen. Sam Fogarino trommelte unterdessen weiterhin wie ein Aufziehmännchen und sein Punch wurde härter und härter. "Peng, peng, peng", er peitschte unerbitterlich und war dabei präzise wie ein Schweizer Uhrwerk.

Bei Rest My Chemistry wurden heroische Gitarrenmelodien hochgezogen, wie man sie auf der Konserve nicht findet. Aus dem passablen, aber nicht überragenden Albumtitel von Our Love To Admire haben Interpol live einen packenden Song hinbekommen, denn sie vielschichtig und wuchtig umsetzen und zum Highlight werden ließen. Drei Stücke später kam mit Lights auch der wohl beste Songs des vierten Longplayers. Unscheinbar startend wurde die Nummer im weiteren Verlaufe immer aggressiver, angrifflsustiger und spannungsgeladener. Plötzlich wurde ein unsichtbarer Schalter umgelegt. Interpol hatten mich nun gepackt, sich wie eine dicke Würgeschlange um meinen Hals geschlungen und ließen mich aus diesem Klammergriff bis zum Ende nicht mehr entkommen. Der Sound der postpunkigen Gitarren und die Grabesstimme von Paul Banks berauschten mich von nun an über alle Maßen. Ich fühlte mich wie ein gelangweilter und missverstandener Jugendlicher auf der Suche nach einem Kick, der nun reichlich Stoff und Adrenalinstöße frei Haus geliefert bekam. Cool, daß mit dem treibenden C'mere dann das Tempo angezogen wurde und die Band mir weitere Dosen Hochprozentiges infiltrierte. Da war er, der ersehnte Rausch, der Endorphinausstoß, die Extase! Aber - und das ist das packende bei Interpol, immer mit dieser tiefen Melancholie versetzt, die bewirkt, daß man in seinem bekifften Zustand losheulen will. Ein Wechselbad der Gefühle, ein Psychococktail, an dem sich wahrscheinlich nur Leute besaufen können, die wie ich die Platten bis zum Abwinken gehört haben und trotzdem immer wieder von diesem seltsamen, suiziden Gefühl angezogen werden, der die Alben durchzieht.

NYC schürte die Emotionen immer weiter. Eine ruhige Nummer, die aber trotz der Größe der Location nicht verpuffte, sondern durch ihren sphärischen Charakter einen Breitwandsound an die Decke malte, der gut ins Zenith passte. Idealerweise wurde mit dem schmissigen Heinreich Manouver dann ein Uptempo-Song hinterhergeschickt, der aufrüttelte.

Dramaturgisch passend auch, daß mit der Granate Not Even Jail der offizielle Teil abgeschlossen wurde.


Für den Zugabenblock erhoffte ich mir Leif Erikson und Roland, wusste aber durch Internet- Recherche nur allzu genau, daß es eher die mittelmäßig spektakulären Untitled und The New werden würden und so war es dann auch. Zu verschmerzen, denn mit Slowhands und Obstacle 1 hauten sie zum großen Finale dann noch mal zwei ihrer größten Hits raus, bei den auch das insgesamt recht lahme Publikum endlich mal besser mitging, hüpfte, klastchte und gröhlte.

Unter dem Strich stand nach gut 80 Minuten dann das bisher beste von drei Interpol Konzerten, die ich im Zenith gesehen hatte. An die Dichte des Auftritts im kleinen Club Trabendo (Kapazität 600 Leute) oder im nicht größeren Cabaret Sauvage kam der Gig feilich nicht ganz heran, was ich allerdings auch nicht erwartet hatte.

Interpol bleiben im Bereich Indierock eine Bank. Kein Wunder, sie haben ja auch Paul Bank (s).

Die Reime von Reimer werden schlecht, Zeit ins Bett zu gehen.

Setlist Interpol. Le Zénith, Paris, 2011:

01: Success
02: Say Hello To The Angles
03: Narc
04: Hands Away
05: Barricade
06: Rest My Chemistry
07: Evil
08: Lenghth Of Love
09: Lights
10: C'mere
11: Summer Well
12: NYC
13: The Heinrich Maneuver
14: Memory Serves
15: Not Even Jail

16: Untitled
17: The New
18: Slow Hands
19: Obstacle 1

Aus unserem Archiv:

Interpol, München, 12.03.11
Interpol, Dortmund, 22.10.10
Interpol, Paris, 17.09.10
Interpol, Montreux, 16.07.08
Interpol, Brüssel, 23.11.07
Interpol, Paris, 21.11.07
Interpol, Köln, 19.11.07
Interpol, Hohenfelden, 17.08.07
Interpol, Köln, 11.05.07
Interpol, Paris, 10.05.07



Interpol, München, 12.03.11


Konzert: Interpol (Matthew Dear)

Ort: Zenith, München
Datum: 12.03.2011
Zuschauer: nicht ausverkauft



Um zu kaschieren, daß wir eigentlich nur unsere Meinung gelten lassen, gerieren wir uns heute alibihaft mal als Demokraten. Will heißen: wir lassen Bloggerzar Eike zu Worte kommen, der erklärtermaßen alles andere als ein Interpol Fan ist. Ich als Anhänger der ersten Stunde kann dies natürlich nicht nachvollziehen, gebe mich aber gelassen und sage mir: "nobody is perfect", noch nicht einmal der ansonsten unfehlbare Musikkenner Eike.

Hier sein schöner Bericht:


Ich war bei Interpol. Das ist in etwas so, als wenn sich Letterman Helge Schneider in die Talkshow holen würde. Sei's drum. Die große Tochter rockte bei der Frittenbude und sollte heil nach Hause kommen. Also wurde sich kurzerhand orientiert, ob der Ausflug nicht auch eine Ecke Kultur abwirft. Glasvegas waren gänzlich ausverkauft, selbst die Gästelisten gaben nichts her, Egotronic und Frittenbude waren ebenfalls proppen gefüllt und nicht wirklich mein Wetter, blieb das Zenith, welches an diesem Abend die New Yorker Interpol nebst Matthew Dear zu bieten hatte. Die Tickets gab es günstig über ebay, ab durch die Mitte. Dabei liegt das Zenith eher am Stadtrand und ist verschrien als Soundkiller. Was sich erneut unter Beweis stellen sollte. Die Industriehalle ist mit Stahlträgern durchzogen und glänzt mit Seilwinden, ist unglaublich hoch, spätestens hier weiß man, wohin sich die Klänge verziehen, und die Bühne steht im Raum wie ein Schiffchen im Ozean. Wenigstens wussten die Postpunker sie ausreichend zu füllen, nicht nur mit Personal und Instrumenten, auch musikalisch wurde breit angelegt.

Das ein oder andere Album gibt es im Klienicum, sie werden aber ähnlich vernachlässigt wie das Weihnachtsoratorium oder geschenkte Scheiben aus der abteilung "ähm, danke". Und so stieg ich merklich unbedarft in diese Vorführung. Das Publikum war bunt gemischt, Vater begleitet Tochter Verbindungen nebst Mädel gähnt freundlich neben Bub, damit er sie weiterhin lieb hat, bis hin zu Karohemden -Trägern, die milchbärtig staunten. Ein paar harte Kerle, ein paar ausgeflippte, neugierige. Wir mittendrin. Die Sicht war recht gut, abgesehen von der öden Quatschbacke vor uns, die zudem die Durchschnittsgröße des deutschen Mannes deutlich übertraf. Interpol boten eine bunte Mischung, siehe Setlist unten stehend, wobei alle vier Alben Erwähnung fanden*.

Das Schlagwerk schlug Handgranaten gleich neben meinen Ohren ein, es war laut und hatte einen steinharten Beat, der eher konserviert klang, als dass er tatsächlich live produziert war. Letzteres will nicht in Abrede gestellt sein, aber diese steife Härte gebahr meinen Widerwillen. Der Bass verlor sich im Rund, lediglich die Gitarren strotzten vor Wahrnehmbarkeit. Schließlich ließen auch der Gesang, weil viel zu leise, und das Keyboard, kaum zu hören, sehr zu wünschen übrig. Dem so geformten Soundbrei ließen sich kaum Melodien abringen. Im Gegenteil konzentrierte sich der Vortrag auf dramaturgische Elemente wie laut / leise oder Tempoverschärfungen bzw. -Verzögerung, innehalten und mit voll Schub fortfahren. Die perfekt aufeinander abgestimmte Truppe spulte ihr Programm dabei routiniert, aber keineswegs leidenschaftslos herunter. Es gab einige Passagen, denen ich durchaus etwas abgewinnen konnte. Rest My Chemistry beispielsweise hat ein griffiges Konzept, das selbst dem miesen Sound erfolgreich trotzen konnte. Narc, euphorisch von den Umstehenden begrüßt, das als Song wunderbar funktioniert, weil es keine glatte Hymne ist, sondern harmonische Brüche aufweist. Hands Away, weil es elegisch Schleifen bindet, weil es einen Kontrapunkt zu der forcierten Gangart setzte. C'mere, weil es lustvoll rockt. Take You On A Cruise, weil es eine hübsche Melodie hat.

In der Gesamtheit aber gab es einige Hänger, ermüdende Phasen, da sich die Band zu wiederholen schien. Vieles jedoch schiebe ich auf den Dröhnesound, denn der Vergleich mit anderen Liveaufnahmen beweist, dass Interpol deutlich akzentuierter, synfonischer antreten. In München schoben sie voran, als triebe sie es zu einem neuen Krachrekord. In erinnerung bleibt neben der Lautstärke der charismatische Frontmann Paul Banks, dessen prägnante Stimme als Alleinstellungsmerkmal dienen könnte.

Etwas mehr hatte ich mir zudem von den Umstehenden erwartet. Mitklatschen wurde gelegentlich versucht, aber schnell aufgrund fehlender Mitmacher beendet, Crowdsurfen gelang nur einem, der aber schnell wieder versank, Mitgegröle: kaum. Die Stimmung war quasi kontrolliert offensiv. Ein paar ausgestreckte Arme, ein paar Tänzer, ein paar glückliche Gesichter. Das waren aber wohl die Hardcore Fans, allen anderen schien sich das Erlebnis zu verweigern. Über Matthew Dear verhängen wir den Nebel des Schweigens, aufregend ist anders.


Setlist Interpol, Zenith, München 2011:

01: Success
02: Say Hello To The Angels
03: Narc
04: Hands Away
05: Barricade
06: Rest My Chemistry
07: Evil
08: Length of love
09: Lights
10: C'mere
11: Summer Well
12: Take You On A Cruise
13: The Heinrich Maneuver
14: Obstacle 1

15: Untitled
16: The New
17: Slow Hands
18: Not Even Jail

*(Turn On The Bright Lights", 2002, Antics, 2004, Our Love To Admire 2007, Interpol, 2010)

Matthew Dear - Soil To Seed

Anmerkung: Fotos= Archivpics von Oliver Peel.

Aus unserem Archiv:

Interpol, Dortmund, 22.10.10
Interpol, Paris, 17.09.10
Interpol, Montreux, 16.07.08
Interpol, Brüssel, 23.11.07
Interpol, Paris, 21.11.07
Interpol, Köln, 19.11.07
Interpol, Hohenfelden, 17.08.07
Interpol, Köln, 11.05.07
Interpol, Paris, 10.05.07


Interpol, München, 12.03.11


Konzert: Interpol (Matthew Dear)

Ort: Zenith, München
Datum: 12.03.2011
Zuschauer: nicht ausverkauft



Um zu kaschieren, daß wir eigentlich nur unsere Meinung gelten lassen, gerieren wir uns heute alibihaft mal als Demokraten. Will heißen: wir lassen Bloggerzar Eike zu Worte kommen, der erklärtermaßen alles andere als ein Interpol Fan ist. Ich als Anhänger der ersten Stunde kann dies natürlich nicht nachvollziehen, gebe mich aber gelassen und sage mir: "nobody is perfect", noch nicht einmal der ansonsten unfehlbare Musikkenner Eike.

Hier sein schöner Bericht:


Ich war bei Interpol. Das ist in etwas so, als wenn sich Letterman Helge Schneider in die Talkshow holen würde. Sei's drum. Die große Tochter rockte bei der Frittenbude und sollte heil nach Hause kommen. Also wurde sich kurzerhand orientiert, ob der Ausflug nicht auch eine Ecke Kultur abwirft. Glasvegas waren gänzlich ausverkauft, selbst die Gästelisten gaben nichts her, Egotronic und Frittenbude waren ebenfalls proppen gefüllt und nicht wirklich mein Wetter, blieb das Zenith, welches an diesem Abend die New Yorker Interpol nebst Matthew Dear zu bieten hatte. Die Tickets gab es günstig über ebay, ab durch die Mitte. Dabei liegt das Zenith eher am Stadtrand und ist verschrien als Soundkiller. Was sich erneut unter Beweis stellen sollte. Die Industriehalle ist mit Stahlträgern durchzogen und glänzt mit Seilwinden, ist unglaublich hoch, spätestens hier weiß man, wohin sich die Klänge verziehen, und die Bühne steht im Raum wie ein Schiffchen im Ozean. Wenigstens wussten die Postpunker sie ausreichend zu füllen, nicht nur mit Personal und Instrumenten, auch musikalisch wurde breit angelegt.

Das ein oder andere Album gibt es im Klienicum, sie werden aber ähnlich vernachlässigt wie das Weihnachtsoratorium oder geschenkte Scheiben aus der abteilung "ähm, danke". Und so stieg ich merklich unbedarft in diese Vorführung. Das Publikum war bunt gemischt, Vater begleitet Tochter Verbindungen nebst Mädel gähnt freundlich neben Bub, damit er sie weiterhin lieb hat, bis hin zu Karohemden -Trägern, die milchbärtig staunten. Ein paar harte Kerle, ein paar ausgeflippte, neugierige. Wir mittendrin. Die Sicht war recht gut, abgesehen von der öden Quatschbacke vor uns, die zudem die Durchschnittsgröße des deutschen Mannes deutlich übertraf. Interpol boten eine bunte Mischung, siehe Setlist unten stehend, wobei alle vier Alben Erwähnung fanden*.

Das Schlagwerk schlug Handgranaten gleich neben meinen Ohren ein, es war laut und hatte einen steinharten Beat, der eher konserviert klang, als dass er tatsächlich live produziert war. Letzteres will nicht in Abrede gestellt sein, aber diese steife Härte gebahr meinen Widerwillen. Der Bass verlor sich im Rund, lediglich die Gitarren strotzten vor Wahrnehmbarkeit. Schließlich ließen auch der Gesang, weil viel zu leise, und das Keyboard, kaum zu hören, sehr zu wünschen übrig. Dem so geformten Soundbrei ließen sich kaum Melodien abringen. Im Gegenteil konzentrierte sich der Vortrag auf dramaturgische Elemente wie laut / leise oder Tempoverschärfungen bzw. -Verzögerung, innehalten und mit voll Schub fortfahren. Die perfekt aufeinander abgestimmte Truppe spulte ihr Programm dabei routiniert, aber keineswegs leidenschaftslos herunter. Es gab einige Passagen, denen ich durchaus etwas abgewinnen konnte. Rest My Chemistry beispielsweise hat ein griffiges Konzept, das selbst dem miesen Sound erfolgreich trotzen konnte. Narc, euphorisch von den Umstehenden begrüßt, das als Song wunderbar funktioniert, weil es keine glatte Hymne ist, sondern harmonische Brüche aufweist. Hands Away, weil es elegisch Schleifen bindet, weil es einen Kontrapunkt zu der forcierten Gangart setzte. C'mere, weil es lustvoll rockt. Take You On A Cruise, weil es eine hübsche Melodie hat.

In der Gesamtheit aber gab es einige Hänger, ermüdende Phasen, da sich die Band zu wiederholen schien. Vieles jedoch schiebe ich auf den Dröhnesound, denn der Vergleich mit anderen Liveaufnahmen beweist, dass Interpol deutlich akzentuierter, synfonischer antreten. In München schoben sie voran, als triebe sie es zu einem neuen Krachrekord. In erinnerung bleibt neben der Lautstärke der charismatische Frontmann Paul Banks, dessen prägnante Stimme als Alleinstellungsmerkmal dienen könnte.

Etwas mehr hatte ich mir zudem von den Umstehenden erwartet. Mitklatschen wurde gelegentlich versucht, aber schnell aufgrund fehlender Mitmacher beendet, Crowdsurfen gelang nur einem, der aber schnell wieder versank, Mitgegröle: kaum. Die Stimmung war quasi kontrolliert offensiv. Ein paar ausgestreckte Arme, ein paar Tänzer, ein paar glückliche Gesichter. Das waren aber wohl die Hardcore Fans, allen anderen schien sich das Erlebnis zu verweigern. Über Matthew Dear verhängen wir den Nebel des Schweigens, aufregend ist anders.


Setlist Interpol, Zenith, München 2011:

01: Success
02: Say Hello To The Angels
03: Narc
04: Hands Away
05: Barricade
06: Rest My Chemistry
07: Evil
08: Length of love
09: Lights
10: C'mere
11: Summer Well
12: Take You On A Cruise
13: The Heinrich Maneuver
14: Obstacle 1

15: Untitled
16: The New
17: Slow Hands
18: Not Even Jail

*(Turn On The Bright Lights", 2002, Antics, 2004, Our Love To Admire 2007, Interpol, 2010)

Matthew Dear - Soil To Seed

Anmerkung: Fotos= Archivpics von Oliver Peel.

Aus unserem Archiv:

Interpol, Dortmund, 22.10.10
Interpol, Paris, 17.09.10
Interpol, Montreux, 16.07.08
Interpol, Brüssel, 23.11.07
Interpol, Paris, 21.11.07
Interpol, Köln, 19.11.07
Interpol, Hohenfelden, 17.08.07
Interpol, Köln, 11.05.07
Interpol, Paris, 10.05.07


Interpol, Dortmund, 22.11.10


Konzert: Interpol
Ort: Westfalenhalle 2, Dortmund
Datum: 22.11.2010
Zuschauer: nicht ausverkauft (vielleicht zu 2/3 gefüllt)
Dauer: Interpol 85 min, Surfer Blood 30 min


Interpol sind eine der Bands, über deren Qualität hier auf unserer Seite keinerlei Zweifel besteht. Bezeichnend ist, wie oft wir alleine andere Gruppen an den New Yorkern messen, meist mit ernüchternden Ergebnissen.* Interpol sind nicht nur musikalisch Maß aller Dinge, sie sind auch in jeder anderen Hinsicht stilprägend. Bei anderen Bands wirken Coolness und Arroganz aufgesetzt, den New Yorker fehlt grundsätzlich jeder Hauch Einstudiertheit und Unsouveränität auf der Bühne. Viele Male hätte ich den White Lies dieser Welt gerne mitgegeben: "seht euch das demütig an und lernt!"

Die Pause seit der letzten Platte und der dazugehörenden Tour war auch genau richtig bemessen. In Paris hatten Interpol bereits im September ihre neue Platte vorgestellt, zuletzt in Deutschland war die Band aber vor genau drei Jahren, eine perfekte Spanne, um extrem vorfreudig zu sein.

Der kleine Saal der Westfalenhalle war mir unbekannt. Auch konnte ich vorher nichts über die Kapazität finden, hatte also keine Vorstellungen, wie viele Leute dieses eine
von zwei Deutschlandkonzerten anlocken würde. Vor der Halle dann die erste Enttäuschung: es war nicht ausverkauft. Interpol nicht ausverkauft?

Leider war das dem großen Saal auch deutlich anzumerken. Halle 2 ist hoch, luftig und ein langer Schlauch. Nicht unangenehm für Konzerte, gar keine Frage. Aber wenn sie nicht voll ist, sieht das von der Bühne aus sicher schrecklich traurig aus.
Leider waren auch draußen an den Bierständen kaum noch Leute als Surfer Blood anfingen, man konnte sich also auf einen Abend mit viel Platz einstellen.

Surfer Blood aus Florida hatte ich im Mai in Brüssel gemeinsam mit den wundervollen Warpaint und den fabelhaften Wolf Parade gesehen. Dagegen konnten die Surferfreunde nicht ansatzweise anstinken, vor allem hatte mich die extrem schlechte Livestimme ihres Sängers genervt. Daß ich sie heute nicht mochte, hatte andere Gründe. Die Stimme ist mir nicht als so schlecht aufgefallen. Wie alles wirkte aber auch die aufgesetzt und einstudiert, sodaß mir schnell die Lust verging, aufmerksamer zuzusehen. Das Getänzele des Sängers, sein Tanzstil eine Mischung aus Morrissey und Eddie Argos, das Gitarrengewippe, puh, das war nichts. Und auch die Musik klang eher so, als spielten die Maccabees eine Platte mit B-Seiten.**

Und dann Interpol...

Seit meinem letzten Konzert der Band (2008 in Montreux) ist das neue Album Interpol erschienen, Bassist Carlos D(engler) ausgeschieden und Sänger Paul Banks mit Sololiedern auf Tour gewesen. Mit der neuen Platte tat ich mich anfangs sehr schwer. Gemeinsam mit dem ausgewiesenen Interpol-Experten Oliver (quasi unser
Mann bei Interpol) hatte ich Barricade im Sommer erstmals im Radio gehört. Wir hatte uns entsetzt angeguckt und gehofft, daß das nur eine Band wäre, die wie Interpol klingt. Das gebellte Barricade fanden wir beide scheußlich. Nach und nach änderte sich die Meinung, mit vielfachem Hören wurden Platte und Single besser und besser.

Um halb zehn kündigte jahreszeittypischer Nebel den Beginn an. Rechts und links der Bühne waren immens große Flutlichtmasten aufgebaut, die gutes Licht versprachen. Der Dauernebel der nächsten anderthalb Stunden machte das aber kaputt, die Band war grundsätzlich nur hinter weißem Schleier zu sehen, nur der neue Bassist David Pajo (den ich schon einmal mit den Yeah Yeah Yeahs gesehen hatte) auf unserer Seite war sichtbarer. Eitelkeit kann eigentlich nicht der Grund für dieses Vernebeln sein, Paul Banks war nämlich ähnlich gestylt wie bei seinem Solokonzert in der Kölner KulturKirche, eher leger, um es vorsichtig auszudrücken, vermutlich gefällt er Helena Christensen so am besten.

Das Konzert begann mit Success vom neuen Album. Der unverkennbare und unverwechselbare Interpol-Sound klang da an, hörte sich aber noch eklig gedämpft an. Mit der Zeit bekamen das die Tontechniker besser in den Griff, brillant wurde der
Sound aber den ganzen Abend nicht. Bei Band wie den Editors oder den Stokes ist toller Klang natürlich auch wichtig, bei Interpol allerdings für mich entscheidender Teil des Spiels.

Obwohl bis dahin schon einige Knüller wie Narc, Take me on a cruise oder Say hello to the angels kamen, sprang der Funke erst bei Rest my chemistry über. Es wirkte alles ein wenig ausgebremst. Aber ab hier wurde das Konzert, wie ich es erwartet hatte, der Saal tanzte, die Band beherrschte die Szene und knallte uns eiskalte Gitarrenmelodien um die Ohren. Und dann Slow hands und C'mere im gleichen Stile, es sollte also doch noch ein großartiger Abend werden!

Mit Hands away vom zweiten Album Turn on the bright lights war diese brillante Phase dann aber wieder vorbei. Das Lied ist fabelhaft, nicht, daß ich hier falsch verstanden werde, der Schwung war aber aus dem Konzert wieder raus, und er kam auch nicht zurück. Woran das nun lag, weiß ich nicht, an der Halle, dem Publikum, der Band, keine Ahnung. Aber das ist ja auch egal, solange ich nicht derjenige bin, der das Programm zu verantworten habe. So zählt nur das Ergebnis, und das war durchwachsen. Am Repertoire liegt es jedenfalls nicht, daß das
Konzert in dieser zweiten Hälfte nicht erwartet grandios war, schließlich sind Barricade, Not even jail, Pda, Lights oder das vor dieser Tour nie gespielte The new (von Turn on the bright lights) allesamt Killer.

Es war natürlich immer noch ein okayes Konzert, es war aber weit davon entfernt, was ich erwartet hatte. Mit solchen Erwartungshaltungen ist das ja so ein Ding, damit versaut man sich schnell viele Konzerte. An eine Lieblingsband, deren Auftritt beim Highfield Festival vor ein paar Jahren für mich die Blaupause für ein perfektes Konzert ist, darf
man aber sicher mit solchen großen Erwartungen herangehen und von einem durchschnittlichen Konzert sehr enttäuscht sein.

Ob die fehlenden Lieblinge Stella, Leif, Roland und Heinrich es geschafft hätten,
mich so mit offenem Mund zurückzulassen, wie ich es erwartet und erhofft hatte, weiß ich nicht, ich bezweifele es ein wenig, denn das gespielte Material (erstaunlicherweise mit Schwerpunkt auf den beiden ersten Alben) war schon brillant.

Setlist Interpol, Westfalenhalle, Dortmund:

01: Success
02: Say hello to the angels
03: Narc
04: Take you on a cruise
05: Summer well
06: Rest my chemistry
07: Slow hands
08: C'mere
09: Hands away
10: Barricade
11: The new
12: Lights
13: Pda
14: Memory serves
15: Not even jail

16: Untitled (Z)
17: Length of love (Z)
18: Evil (Z)

Links:

- aus unserem Archiv:
- Interpol, Paris, 17.09.10
- Interpol, Montreux, 16.07.08
- Interpol, Brüssel, 23.11.07
- Interpol, Paris, 21.11.07
- Interpol, Köln, 19.11.07
- Interpol, Hohenfelden, 17.08.07
- Interpol, Köln, 11.05.07
- Interpol, Paris, 10.05.07
- andere Federn: Interpol in Dortmund bei Pretty-Paracetamol


* google findet für Interpol +Konzerttagebuch 4.460 Einträge... ok, vermutlich sind die 460 von uns
** daher auch keine Setlist, mit Maccabees B-Seiten kenne ich mich leider zu wenig aus


Interpol, Dortmund, 22.11.10


Konzert: Interpol
Ort: Westfalenhalle 2, Dortmund
Datum: 22.11.2010
Zuschauer: nicht ausverkauft (vielleicht zu 2/3 gefüllt)
Dauer: Interpol 85 min, Surfer Blood 30 min


Interpol sind eine der Bands, über deren Qualität hier auf unserer Seite keinerlei Zweifel besteht. Bezeichnend ist, wie oft wir alleine andere Gruppen an den New Yorkern messen, meist mit ernüchternden Ergebnissen.* Interpol sind nicht nur musikalisch Maß aller Dinge, sie sind auch in jeder anderen Hinsicht stilprägend. Bei anderen Bands wirken Coolness und Arroganz aufgesetzt, den New Yorker fehlt grundsätzlich jeder Hauch Einstudiertheit und Unsouveränität auf der Bühne. Viele Male hätte ich den White Lies dieser Welt gerne mitgegeben: "seht euch das demütig an und lernt!"

Die Pause seit der letzten Platte und der dazugehörenden Tour war auch genau richtig bemessen. In Paris hatten Interpol bereits im September ihre neue Platte vorgestellt, zuletzt in Deutschland war die Band aber vor genau drei Jahren, eine perfekte Spanne, um extrem vorfreudig zu sein.

Der kleine Saal der Westfalenhalle war mir unbekannt. Auch konnte ich vorher nichts über die Kapazität finden, hatte also keine Vorstellungen, wie viele Leute dieses eine
von zwei Deutschlandkonzerten anlocken würde. Vor der Halle dann die erste Enttäuschung: es war nicht ausverkauft. Interpol nicht ausverkauft?

Leider war das dem großen Saal auch deutlich anzumerken. Halle 2 ist hoch, luftig und ein langer Schlauch. Nicht unangenehm für Konzerte, gar keine Frage. Aber wenn sie nicht voll ist, sieht das von der Bühne aus sicher schrecklich traurig aus.
Leider waren auch draußen an den Bierständen kaum noch Leute als Surfer Blood anfingen, man konnte sich also auf einen Abend mit viel Platz einstellen.

Surfer Blood aus Florida hatte ich im Mai in Brüssel gemeinsam mit den wundervollen Warpaint und den fabelhaften Wolf Parade gesehen. Dagegen konnten die Surferfreunde nicht ansatzweise anstinken, vor allem hatte mich die extrem schlechte Livestimme ihres Sängers genervt. Daß ich sie heute nicht mochte, hatte andere Gründe. Die Stimme ist mir nicht als so schlecht aufgefallen. Wie alles wirkte aber auch die aufgesetzt und einstudiert, sodaß mir schnell die Lust verging, aufmerksamer zuzusehen. Das Getänzele des Sängers, sein Tanzstil eine Mischung aus Morrissey und Eddie Argos, das Gitarrengewippe, puh, das war nichts. Und auch die Musik klang eher so, als spielten die Maccabees eine Platte mit B-Seiten.**

Und dann Interpol...

Seit meinem letzten Konzert der Band (2008 in Montreux) ist das neue Album Interpol erschienen, Bassist Carlos D(engler) ausgeschieden und Sänger Paul Banks mit Sololiedern auf Tour gewesen. Mit der neuen Platte tat ich mich anfangs sehr schwer. Gemeinsam mit dem ausgewiesenen Interpol-Experten Oliver (quasi unser
Mann bei Interpol) hatte ich Barricade im Sommer erstmals im Radio gehört. Wir hatte uns entsetzt angeguckt und gehofft, daß das nur eine Band wäre, die wie Interpol klingt. Das gebellte Barricade fanden wir beide scheußlich. Nach und nach änderte sich die Meinung, mit vielfachem Hören wurden Platte und Single besser und besser.

Um halb zehn kündigte jahreszeittypischer Nebel den Beginn an. Rechts und links der Bühne waren immens große Flutlichtmasten aufgebaut, die gutes Licht versprachen. Der Dauernebel der nächsten anderthalb Stunden machte das aber kaputt, die Band war grundsätzlich nur hinter weißem Schleier zu sehen, nur der neue Bassist David Pajo (den ich schon einmal mit den Yeah Yeah Yeahs gesehen hatte) auf unserer Seite war sichtbarer. Eitelkeit kann eigentlich nicht der Grund für dieses Vernebeln sein, Paul Banks war nämlich ähnlich gestylt wie bei seinem Solokonzert in der Kölner KulturKirche, eher leger, um es vorsichtig auszudrücken, vermutlich gefällt er Helena Christensen so am besten.

Das Konzert begann mit Success vom neuen Album. Der unverkennbare und unverwechselbare Interpol-Sound klang da an, hörte sich aber noch eklig gedämpft an. Mit der Zeit bekamen das die Tontechniker besser in den Griff, brillant wurde der
Sound aber den ganzen Abend nicht. Bei Band wie den Editors oder den Stokes ist toller Klang natürlich auch wichtig, bei Interpol allerdings für mich entscheidender Teil des Spiels.

Obwohl bis dahin schon einige Knüller wie Narc, Take me on a cruise oder Say hello to the angels kamen, sprang der Funke erst bei Rest my chemistry über. Es wirkte alles ein wenig ausgebremst. Aber ab hier wurde das Konzert, wie ich es erwartet hatte, der Saal tanzte, die Band beherrschte die Szene und knallte uns eiskalte Gitarrenmelodien um die Ohren. Und dann Slow hands und C'mere im gleichen Stile, es sollte also doch noch ein großartiger Abend werden!

Mit Hands away vom zweiten Album Turn on the bright lights war diese brillante Phase dann aber wieder vorbei. Das Lied ist fabelhaft, nicht, daß ich hier falsch verstanden werde, der Schwung war aber aus dem Konzert wieder raus, und er kam auch nicht zurück. Woran das nun lag, weiß ich nicht, an der Halle, dem Publikum, der Band, keine Ahnung. Aber das ist ja auch egal, solange ich nicht derjenige bin, der das Programm zu verantworten habe. So zählt nur das Ergebnis, und das war durchwachsen. Am Repertoire liegt es jedenfalls nicht, daß das
Konzert in dieser zweiten Hälfte nicht erwartet grandios war, schließlich sind Barricade, Not even jail, Pda, Lights oder das vor dieser Tour nie gespielte The new (von Turn on the bright lights) allesamt Killer.

Es war natürlich immer noch ein okayes Konzert, es war aber weit davon entfernt, was ich erwartet hatte. Mit solchen Erwartungshaltungen ist das ja so ein Ding, damit versaut man sich schnell viele Konzerte. An eine Lieblingsband, deren Auftritt beim Highfield Festival vor ein paar Jahren für mich die Blaupause für ein perfektes Konzert ist, darf
man aber sicher mit solchen großen Erwartungen herangehen und von einem durchschnittlichen Konzert sehr enttäuscht sein.

Ob die fehlenden Lieblinge Stella, Leif, Roland und Heinrich es geschafft hätten,
mich so mit offenem Mund zurückzulassen, wie ich es erwartet und erhofft hatte, weiß ich nicht, ich bezweifele es ein wenig, denn das gespielte Material (erstaunlicherweise mit Schwerpunkt auf den beiden ersten Alben) war schon brillant.

Setlist Interpol, Westfalenhalle, Dortmund:

01: Success
02: Say hello to the angels
03: Narc
04: Take you on a cruise
05: Summer well
06: Rest my chemistry
07: Slow hands
08: C'mere
09: Hands away
10: Barricade
11: The new
12: Lights
13: Pda
14: Memory serves
15: Not even jail

16: Untitled (Z)
17: Length of love (Z)
18: Evil (Z)

Links:

- aus unserem Archiv:
- Interpol, Paris, 17.09.10
- Interpol, Montreux, 16.07.08
- Interpol, Brüssel, 23.11.07
- Interpol, Paris, 21.11.07
- Interpol, Köln, 19.11.07
- Interpol, Hohenfelden, 17.08.07
- Interpol, Köln, 11.05.07
- Interpol, Paris, 10.05.07
- andere Federn: Interpol in Dortmund bei Pretty-Paracetamol


* google findet für Interpol +Konzerttagebuch 4.460 Einträge... ok, vermutlich sind die 460 von uns
** daher auch keine Setlist, mit Maccabees B-Seiten kenne ich mich leider zu wenig aus


Interpol, 17.09.10


Konzert: Interpol

Ort: le Trabendo, Paris
Datum: 17.09.2010
Zuschauer: restlos ausverkauft (800)
Konzertdauer: knapp 90 Minuten


Une pure tuerie ce concert! La folie! Paul, Daniel, David et Sam étaient dans une forme olympique au Trabendo. Enchaînant sans pitié leurs tubes, les quatre (le type au clavier, Brandon Curtis des Secret Machines, ne compte pas vraiment) garçons de New York ont montré qu'ils méritent amplement leur statut de groupe phare du rock indé. C'était un set dense, carré , terriblement efficace et complètement euphorisant. Je vivais ce concert comme dans un état d'ivresse. Leur morceaux classiques (Obstacle 1, Evil, Slow Hands) ) sont toujours imparables, mais même les nouveaux titres ("Baricade", diaboliquement bon!) s'intégrent parfaitement dans leur repertoire. Paul Banks était plus ouvert que d'habitude, parlait même un peu en français (avec un très bon accent!) et chantait d'une maniere incroyable, sans la moindre faille. Après j'ai même croisé Helena Christensen (toujours la copine de Paul? On s'en fout!) Une soirée memorable! Une gifle! Mais quelle gifle!


Der helle Wahnsinn! Falls ich nicht übelst von Alzheimer befallen werde, oder früher die Radieschen von unten anbeiße, denke ich sicherlich noch in 50 Jahren an dieses grandiose Konzert! Was für ein Hammer! Oder wie die Franzosen sagen würden: eine Töterei ("une tuerie")!

Also ich gehe ja bekanntlich etwas häufiger auf Konzerte, aber so etwas habe ich selten (oder noch nie?) erlebt! Eine nicht zu überbietende Hitdichte, ein Paul Banks, der stimmlich schlicht und einfach sensationell war, ein Daniel Kessler, der präzise wie ein schweizer Uhrwerk die feinsten Gitarrenmelodien erklingen ließ, ein Sam Fogarino, der saftig und fehlerlos trommelte und ein David Pajo (Slint) am Bass, der den ausgeschiedenen Carlos D. perfekt ersetzte. Interpol spielten wie aus einem Guß. Sie waren saumäißg tight, motiviert bis in die Haarspitzen und so mitreißend wie nie zuvor. Ein Konzert, daß ich wie im Rausch erlebte. In den 70ern hatten die Leute LSD, heute gibt es glücklicherweise Interpol! Von Lied zu Lied geriet ich mehr in Extase und auch der Rest des Publikums feierte jeden einzelnen der unzähligen Killersong wie ein Elfmetertor bei einer Fußball-WM. Erstaunlich, daß auch die neuen Stücke schon so gut ankamen und sich nahtlos in das formidable Repertoire einordneten. Barricade rammte mich ungespitzt in den Boden und das darauf folgende Lights gab mir noch einen Fußtritt hinterher. Bester Song war aber überraschend Take You On A Cruise. Bei dieser schaurigen schwarzen Nummer hatte ich die Gänsehaut meines Lebens und die Grabesstimme von Paul Banks erklang so schön und rein wie ich sie noch nie gehört hatte. Ohnehin ließ die Setlist keine Wünsche offen, abgesehen davon, daß mit Leif Eriksson einer meiner Favoriten (wieder einmal) nicht gespielt wurde.

Auch der Zugabenteil war fulminant. Auf die sphärische Ballade NYC folgte das postpunkige Slow Hands, in das geschickt und ohne Übergang PDA eingewebt wurde.

Interpol hatten eindrucksvoll bewiesen, daß sie in der allerhöchsten Liga spielen. Von den aktuellen Indiebands sehe ich nur Arcade Fire, die ihnen das Wasser reichen können. Falls denn Gruppen wie Interpol und Arcade Fire mit ihren Charterfolgen und Stadionauftritten überhaupt noch als indie zu bezeichnen sind. Aber darauf sei gewaltig geschissen, Interpol sind Weltklasse, egal ob man sie jetzt in die Schublade Indierock oder Mainstream steckt.

Aftershow:

Achso, ich habe übrigens Helena Christensen nach dem Konzert getroffen. Die Frage, ob sie noch mit Paul Banks zusammen ist, scheint damit beantwortet. Und falls nicht, sind sie zumindest noch gute Freude, ist ja auch schön. Da sich keiner von meinen Freuden getraut hat, mußte ich Ober-Paparazzo ein Bild von ihr schießen. Amedeo Pace von Blonde Redhead stand gleich daneben, aber er wollte nicht aufs Foto, der eitle Pfau, er fand seine Haare zu zerzaust...

Setlist Interpol, Le Trabendo, Paris:

01: Success
02: Say Hello To The Angels
03: C'Mere
04: Summer Well
05: Rest My Chemistry
06: Evil
07: Barricade
08: Lights
09: Narc
10: Take You On A Cruise
11: Stella Was A Diver And She Was Always Down
12: Try It On
13: Not Even Jail
14: Obstacle 1

15: NYC (Z)
16: Slow Hands (Z)
17: PDA (Z)

Links:

- Interpol, Montreux, 16.07.08
- Interpol, Brüssel, 23.11.07
- Interpol, Paris, 21.11.07
- Interpol, Köln, 19.11.07
- Interpol, Highfield-Festival, 17.08.07
- Interpol, Köln, 11.05.07
- Interpol, Paris, 10.05.07