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Joanna Newsom, Paris, 15.01.11


Konzert/concert: Joanna Newsom (Alasdair Roberts)
Ort/Lieu: Théàtre des Bouffes du Nord, Paris
Datum/Date: 15.01.11
Zuschauer/spectateurs: ausverkauft/complet, 530
Konzertdauer/Durée du concert: Joanna Newsom 1 Stunde (1 heure) 30 Minuten, Alasdair Roberts ungefähr/environ 35 Minuten


Es ist zum sich in den Arsch beißen! Aber so beweglich bin ich nicht, daß ich das könnte. Ich drücke es also höflicher aus: sehr schade, daß ich das Pariser Konzert von Harfengenie Joanna Newsom verpasst habe! Am 14. Januar (da hatte ich eine Karte) musste sie krankheitsbedingt absagen, am 15. Januar (keine Karte) :( , war sie aber schon wieder genesen und konnte das zweite ihrer beiden Konzerte spielen. Mein Pariser Freund Laurent hatte da schon mehr Schwein als ich, er war dabei und hat mir freundlicherweise (merci mille fois, Laurent!) einen ausführlichen Bericht gesendet. Man muss allerdings französisch verstehen, um den Text lesen zu können. Aber was soll er inhaltlich schon großartig schreiben? Natürlich, daß es famos war! Und das Joanna ein Genie ist! Er empfand ihre Stimme trotz der krankheitsbedingten Schwächung als ausgezeichnet und perfekt ausbalanciert und fragt sich, wie sie denn wohl klingen mag, wenn sie in Topform ist. Photos ebenfalls by Laurent*, copyright.


Contexte:

La veille au soir, lors du concert de Godspeed You! Black Emperor, Oliver m'avait raconté ses déboires avec l'annulation du concert du 14 janvier de Joanna Newsom pour raisons de santé. Le 15, en me rendant au théatre des Bouffes du Nord, je n'étais pas certain que le concert ait lieu.


Le Théatre des Bouffes du Nord est un lieu magnifique, classé monument historique, se présentant avec une scène au niveau du sol et le positionnement des spectateur en demi-cercle autour d'elle. Plusieurs étages de balcons placent les spectateurs parfois très en hauteur. L'inconvenient de la salle pour ce type de concerts acoustiques est le couinement des fauteuils qui parasitent parfois les musiques, mais le charme de cet endroit l'emporte.

La première partie est le chanteur folk écossais Alasdair Roberts. Il fait partie du même label que Joanna Newsom: Drag City/Pias. Le set dure de 35 à 40 minutes et intêgre des chansons issues de ses albums ou de folklore traditionnel écossais. Sa musique, très belle, parfois austère, est une recherche pour s'approcher d'un folklore celtique originel simple. Le chant est accompagné d'un jeu de guitare tout en arpèges. Sa manière de jouer me rappelle celle de Momus dans les années 87-88.

Après une petite pause, Joanna Newsom est arrivée. Elle s'est excusée de sa défection de la veille "je suis tellement désolée pour tous ceux qui avait un billet pour le concert d'hier. J'ai été vraiment malade, mais maintenant ça va. J'espère que ma voix tiendra assez longtemps pour le show!"

La première chanson fût Bridges And Balloons, que j'avais attendue lors de son dernier concert à Paris à La Villette en mai 2010 mais qu'elle n'avait pas chanté. D'une certaine manière cela crée pour moi comme une continuité avec son précédent concert, comme une chanson de rappel jouée pour introduire le concert. La version de ce soir commence avec Joanna seule à la harpe, rejointe vers la fin par les autres musiciens de l'orchestre. De fait l'orchestration du morceau est plus proche de ses productions récentes.

Puis elle a présenté ceux qui l'accompagnaient, de gauche à droite:

Le batteur percussionniste Neal Morgan, au chant aussi sur certains morceaux, déja présent avec Joanna en mai, et qui accompagnait aussi Bill Callahan au Café de la Danse en 2010. Il y avait même joué seul en première partie. Puis au trombone Andrew Strain, qui chante parfois. A droite aux violons et choeurs d'accompagnement d'abord Miribye Piert puis Véronique Seree. Enfin au banjo, à la guitare et arrangeurs (c'est lui qui fait aussi les arrangements sur le dernier album de Joanna Newsom) Ryan Francesconi. Elle enchaine avec Have One On Me, toujours à la harpe mais plus appuyée par l'orchestre. Joanna se dirige alors vers le piano pour entamer Easy. Les variations et le timbre de voix ne sont pas sans rappeler Kate Bush dans ses premiers albums. Je trouve la voix de Joanna fantastique de justesse et de contrôle. Là je pense alors que si c'est aussi beau lorsqu'elle est malade, comment est-ce lorsqu' elle est en forme?

Go Long est appaisé, s'appuyant sur des jeux de harpe et du banjo de Ryan, les violons intervenant sur les accélérations de voix de Joanna. Sur the Book Of Right-On, de l'album Milk-Eyed Mender (2004), on retourne à l'association voix-harpe. Cela semble si dépouillé et magnifique. Quelques minutes pour accorder sa harpe et entamer Soft As Chalk du dernier album au piano. A la fin de Emily, Joanna s'installe à la harpe et annonce le dernier morceau du concert puis se rend compte qu'elle avait oublié un morceau et retourne donc au piano pour Good Intentions. Après un Peach Plum Pear qui sera applaudi longtemps, Joanna revient pour la chanson finale: Baby Birch. Le public applaudira longtemps cette version dont l'intensité l'aura touché. La standing ovation qui a suivi est largement méritée tant cette artiste est douée.

Au final un concert mémorable, époustoufflant. Joanna Newsom est un génie tant la construction des morceaux et leur interprétation parait fluide pour un résultant d'une grande intensité émotionnelle. Dire que il y a quelques années sa voix de crécelle me rebutait, je me trompais.

Oliver doit avoir des regrets de ne pas voir ce concert, espérons qu'elle repassera bientôt.


Setlist Joanna Newsom, Théatre des Bouffes du nord, Paris, 15/01/11:
01: Bridges and Balloons
02: Have One On Me
03: Easy
04: Go Long
05: Book Of Right-On
06: Soft As Chalk
07: Emily
08: Good Intentions
09: Peach Plum Pear

10: Baby Birch


* très belles photos, Laurent! Das Archivfoto von Alasdair Roberts stammt von Oliver Peel.

Aus unserem Archiv:

Joanna Newsom, Paris, 31.05.10
Joanna Newsom, Paris, 16.04.07


Joanna Newsom, Paris, 15.01.11


Konzert/concert: Joanna Newsom (Alasdair Roberts)
Ort/Lieu: Théàtre des Bouffes du Nord, Paris
Datum/Date: 15.01.11
Zuschauer/spectateurs: ausverkauft/complet, 530
Konzertdauer/Durée du concert: Joanna Newsom 1 Stunde (1 heure) 30 Minuten, Alasdair Roberts ungefähr/environ 35 Minuten


Es ist zum sich in den Arsch beißen! Aber so beweglich bin ich nicht, daß ich das könnte. Ich drücke es also höflicher aus: sehr schade, daß ich das Pariser Konzert von Harfengenie Joanna Newsom verpasst habe! Am 14. Januar (da hatte ich eine Karte) musste sie krankheitsbedingt absagen, am 15. Januar (keine Karte) :( , war sie aber schon wieder genesen und konnte das zweite ihrer beiden Konzerte spielen. Mein Pariser Freund Laurent hatte da schon mehr Schwein als ich, er war dabei und hat mir freundlicherweise (merci mille fois, Laurent!) einen ausführlichen Bericht gesendet. Man muss allerdings französisch verstehen, um den Text lesen zu können. Aber was soll er inhaltlich schon großartig schreiben? Natürlich, daß es famos war! Und das Joanna ein Genie ist! Er empfand ihre Stimme trotz der krankheitsbedingten Schwächung als ausgezeichnet und perfekt ausbalanciert und fragt sich, wie sie denn wohl klingen mag, wenn sie in Topform ist. Photos ebenfalls by Laurent*, copyright.


Contexte:

La veille au soir, lors du concert de Godspeed You! Black Emperor, Oliver m'avait raconté ses déboires avec l'annulation du concert du 14 janvier de Joanna Newsom pour raisons de santé. Le 15, en me rendant au théatre des Bouffes du Nord, je n'étais pas certain que le concert ait lieu.


Le Théatre des Bouffes du Nord est un lieu magnifique, classé monument historique, se présentant avec une scène au niveau du sol et le positionnement des spectateur en demi-cercle autour d'elle. Plusieurs étages de balcons placent les spectateurs parfois très en hauteur. L'inconvenient de la salle pour ce type de concerts acoustiques est le couinement des fauteuils qui parasitent parfois les musiques, mais le charme de cet endroit l'emporte.

La première partie est le chanteur folk écossais Alasdair Roberts. Il fait partie du même label que Joanna Newsom: Drag City/Pias. Le set dure de 35 à 40 minutes et intêgre des chansons issues de ses albums ou de folklore traditionnel écossais. Sa musique, très belle, parfois austère, est une recherche pour s'approcher d'un folklore celtique originel simple. Le chant est accompagné d'un jeu de guitare tout en arpèges. Sa manière de jouer me rappelle celle de Momus dans les années 87-88.

Après une petite pause, Joanna Newsom est arrivée. Elle s'est excusée de sa défection de la veille "je suis tellement désolée pour tous ceux qui avait un billet pour le concert d'hier. J'ai été vraiment malade, mais maintenant ça va. J'espère que ma voix tiendra assez longtemps pour le show!"

La première chanson fût Bridges And Balloons, que j'avais attendue lors de son dernier concert à Paris à La Villette en mai 2010 mais qu'elle n'avait pas chanté. D'une certaine manière cela crée pour moi comme une continuité avec son précédent concert, comme une chanson de rappel jouée pour introduire le concert. La version de ce soir commence avec Joanna seule à la harpe, rejointe vers la fin par les autres musiciens de l'orchestre. De fait l'orchestration du morceau est plus proche de ses productions récentes.

Puis elle a présenté ceux qui l'accompagnaient, de gauche à droite:

Le batteur percussionniste Neal Morgan, au chant aussi sur certains morceaux, déja présent avec Joanna en mai, et qui accompagnait aussi Bill Callahan au Café de la Danse en 2010. Il y avait même joué seul en première partie. Puis au trombone Andrew Strain, qui chante parfois. A droite aux violons et choeurs d'accompagnement d'abord Miribye Piert puis Véronique Seree. Enfin au banjo, à la guitare et arrangeurs (c'est lui qui fait aussi les arrangements sur le dernier album de Joanna Newsom) Ryan Francesconi. Elle enchaine avec Have One On Me, toujours à la harpe mais plus appuyée par l'orchestre. Joanna se dirige alors vers le piano pour entamer Easy. Les variations et le timbre de voix ne sont pas sans rappeler Kate Bush dans ses premiers albums. Je trouve la voix de Joanna fantastique de justesse et de contrôle. Là je pense alors que si c'est aussi beau lorsqu'elle est malade, comment est-ce lorsqu' elle est en forme?

Go Long est appaisé, s'appuyant sur des jeux de harpe et du banjo de Ryan, les violons intervenant sur les accélérations de voix de Joanna. Sur the Book Of Right-On, de l'album Milk-Eyed Mender (2004), on retourne à l'association voix-harpe. Cela semble si dépouillé et magnifique. Quelques minutes pour accorder sa harpe et entamer Soft As Chalk du dernier album au piano. A la fin de Emily, Joanna s'installe à la harpe et annonce le dernier morceau du concert puis se rend compte qu'elle avait oublié un morceau et retourne donc au piano pour Good Intentions. Après un Peach Plum Pear qui sera applaudi longtemps, Joanna revient pour la chanson finale: Baby Birch. Le public applaudira longtemps cette version dont l'intensité l'aura touché. La standing ovation qui a suivi est largement méritée tant cette artiste est douée.

Au final un concert mémorable, époustoufflant. Joanna Newsom est un génie tant la construction des morceaux et leur interprétation parait fluide pour un résultant d'une grande intensité émotionnelle. Dire que il y a quelques années sa voix de crécelle me rebutait, je me trompais.

Oliver doit avoir des regrets de ne pas voir ce concert, espérons qu'elle repassera bientôt.


Setlist Joanna Newsom, Théatre des Bouffes du nord, Paris, 15/01/11:
01: Bridges and Balloons
02: Have One On Me
03: Easy
04: Go Long
05: Book Of Right-On
06: Soft As Chalk
07: Emily
08: Good Intentions
09: Peach Plum Pear

10: Baby Birch


* très belles photos, Laurent! Das Archivfoto von Alasdair Roberts stammt von Oliver Peel.

Aus unserem Archiv:

Joanna Newsom, Paris, 31.05.10
Joanna Newsom, Paris, 16.04.07


Joanna Newsom, Paris, 14.01.11


Joanna Newsom, Paris, 14.01.11 Ort: Theátre des Bouffes du Nord, Paris
Datum: 14.01.11

Zuschauer: ausverkauft

Konzertdauer: 0 Minuten

Update: 15/01/2011, 17:45: Le concert de Joanna Newsom du 15 janvier aux Bouffes du Nord est maintenu selon le thèatre.


Ach Herrje! Dieser 14. Januar war irgendwie ein ganz doofer Tag. Alles ging schief. Und dann musste die gute Joanna Newsom auch noch krankheitsbedingt ihr Konzert absagen. Was für eine Enttäuschung! Erfahren habe ich das Ganze erst an der Eingangstür des Theaters. Normalerweise steht für den 15. Januar ein weiterer Termin von Joanna Newsom an gleicher Stelle an. Bisher wurde dieses Konzert noch nicht gestrichen. Das Dumme ist nur, das meine Karte des 14. Januar eh nicht für den 15. gültig und der Gig ausverkauft ist. Schite!

Pour les francais, voici ce qu'on pouvait lire à la porte des Bouffes du Nord:

Annulation

Nous avons le regret de vous annoncer l'annulation du concert de Joanna Newsom ce vendredi 14 janvier pour cause de problème de santé.

Le concert du samedi 15 janvier est maintenu jusq' à nouvel ordre, merci de votre comprehension.

Nachtrag: aber glaubt bloß nicht, daß sich ein Loddar Maddäus, ähem, ein Oliver Peel, von solchen Widrigkeiten des Lebens den Abend verderben lässt. Bin gleich weitergezogen und zu Godspeed you! Black Emperor in die Grande Halle de la Villette getigert. Ich Abenteurer, ich! Wie das Konzert war, erzählich ich dann am Samstag.


Joanna Newsom, Paris, 14.01.11


Joanna Newsom, Paris, 14.01.11 Ort: Theátre des Bouffes du Nord, Paris
Datum: 14.01.11

Zuschauer: ausverkauft

Konzertdauer: 0 Minuten

Update: 15/01/2011, 17:45: Le concert de Joanna Newsom du 15 janvier aux Bouffes du Nord est maintenu selon le thèatre.


Ach Herrje! Dieser 14. Januar war irgendwie ein ganz doofer Tag. Alles ging schief. Und dann musste die gute Joanna Newsom auch noch krankheitsbedingt ihr Konzert absagen. Was für eine Enttäuschung! Erfahren habe ich das Ganze erst an der Eingangstür des Theaters. Normalerweise steht für den 15. Januar ein weiterer Termin von Joanna Newsom an gleicher Stelle an. Bisher wurde dieses Konzert noch nicht gestrichen. Das Dumme ist nur, das meine Karte des 14. Januar eh nicht für den 15. gültig und der Gig ausverkauft ist. Schite!

Pour les francais, voici ce qu'on pouvait lire à la porte des Bouffes du Nord:

Annulation

Nous avons le regret de vous annoncer l'annulation du concert de Joanna Newsom ce vendredi 14 janvier pour cause de problème de santé.

Le concert du samedi 15 janvier est maintenu jusq' à nouvel ordre, merci de votre comprehension.

Nachtrag: aber glaubt bloß nicht, daß sich ein Loddar Maddäus, ähem, ein Oliver Peel, von solchen Widrigkeiten des Lebens den Abend verderben lässt. Bin gleich weitergezogen und zu Godspeed you! Black Emperor in die Grande Halle de la Villette getigert. Ich Abenteurer, ich! Wie das Konzert war, erzählich ich dann am Samstag.


Joanna Newsom, Paris, 31.05.10


Konzert: Joanna Newsom

Ort: Grande Halle de La Villette, Paris
Datum: 31.05.10
Zuschauer: ausverkauft, also etwa 2000
Konzertdauer: 1 Stunde 50 Minuten


Résumé en français ci-dessous!

Aber das ist doch..., nein ist sie das wirklich?, doch, doch, das ist... Aleks Campesinos! Unglaublich, daß ich beim Konzert von Joanna Newsom auf die "Aussteigerin" treffe! Gerade eben hat Roy Harper seinen Auftritt als Support der Harpistin beendet und das verschafft mir Gelegenheit, ein wenig mit der unwahrscheinlich netten Aleks zu plaudern. Sie habe gerade ihr Examen hinter sich gebracht und warte nun angespannt auf die Ergebnisse. Dieses Konzert hier hat sie sich sozusagen zur Belohnung geschenkt. In Paris wohne sie aber nicht, sie sei nur zu Besuch hier. Sie ist ziemlich platt, daß sie jemand außerhalb von einer Bühne erkennt und dann auch noch in Frankreich. Ich erzähle ihr, daß ich sie bei den Gigs mit Los Campesinos! oft genug vor der Linse hatte, um mich genauestens an ihr Gesicht zu erinnern. Außerdem trägt sie stilvolle Schuhe. Also wie immer. Wir wünschen uns gegenseitig ein schönes Konzert.

Und natürlich wird es auch das erwartet traumhaft schöne Konzert. Wie soll es auch anders sein? Schließlich ist Joanna Newsom ein Wunderkind. Oder so. Auf jeden Fall besser als Lena. Zumindest ein bißchen. Und sie lächelt auch oft. Schon während des ersten Liedes bekommt sie einen kurzen Kicheranfall und muss sich konzentrieren, um nicht aus dem Takt zu geraten. Dann läuft alles wie am Schnürchen. Ihre kleinen Finger gleiten behende durch die Saiten ihres imposanten Instrumentes und die Backing Band (zwei Violinen, Posaune, Mandoline, Banjo, Flöte, Schlagzeug, insgesamt sind es fünf zusätzliche Musiker, 3 Männer zwei Frauen) begleitet sie auf das Harmonischste. Ein Hörgenuß ersten Grades und auch der Sound ist brillant und glasklar. Etwa 2000 kultivierte Mitbürger lauschen andächtig auf ihren Sitzplätzchen und verhalten sich mucksmäuschenstill. Oder sind sie eingeschlafen? Schließlich haben wir es hier mit nicht allzu leicht verdaulicher Kost zu tun und die einzelnen Lieder sind oft endlos lang. Aber das Publikum hat trainierte Ohren und genug Konzentrationsfähigkeit, die knapp 2 Stunden durchzustehen, ohne den Nachbarn durch sein lautes Schnarchen zu stören. Ok, die Frau neben mir pennt, oder meditiert sie etwa nur? Egal, jeder genießt auf seine Weise die Musik der engelsgleichen Joanna Newsom. Unfassbar, diese moderne Rapunzel! "Lass Dein Haar hinab" würde ich ihr manchmal gerne zurufen, aber ich glaube das würde nicht gut ankommen. Womöglich würde man mich rausschmeißen. Schließlich herrscht hier eine Atmosphäre, die man eher von Klassikkonzerten kennt. Aber Joanne guckt zum Glück nicht so streng wie dereinst Claudio Abbado bei den Konzerten, die ich in der Berliner Philharmonie in meiner Studentenzeit gesehen habe. Im Gegenteil, sie lacht sogar ständig zwischen den Liedern und dieses Lachen hat etwas Ansteckendes. "You are a really good looking audience, what are you gonna do after the show?", fragt die Harfenzauberin in einer Szene kess. Das Kompliment kann man ihr guten Gewissens zurückgeben. "Good looking" ist sie auf jeden Fall. Zwar hat ihr Mund etwas Nußknackerhaftes, aber das fällt bei soviel Anmut und Grazie nicht ins Gewicht. Wunderbar ihr Kleid, atemberaubend der Augenaufschlag und sie hat sogar hochhackige Schuhe an. Für eine Folkkünstlerin ziemlich ungewöhnlich. Die performen ja oft barfuß, um den Boden unter den Füßen zu spüren und den Kontakt zur Erde nicht zu verlieren. Joanna Newsom ist in künstlerischer Hinsicht sowieso weltentrückt und schwebt mit ihrem grandiosen Talent über den Wolken, da kann sie ruhig Stöckeschuhe tragen!

Für ein paar Lieder begibt sie sich hinters Piano und man hat die Gelegenheit,
sie besser zu sehen. Hinter der riesigen Harfe verschwindet das zierliche Persönchen immer ein wenig, wenn sie aber klimpert, sieht man ihr hübsches Profil. Ihr Drummer vorne rechts (vom Publikum aus), spielt sensationell toll mit ihr zusammen und ihr Mandolinenmensch (oder auch Banjo- und Flötenspieler) links zupft die feinsten Melodien raus, die man sich vorstellen kann. Manchmal stößt dann auch noch von hinten eine Posaune (Trombone?) mit hinzu und dann streichen auch die Violinistinnen mit den Bögen durch ihre Saiten. Der Instrumentierung wird es mir dennoch nie zuviel (Puristen mögen das anderes sehen, die alten Nörgler!), da es immer wieder Passagen gibt, in denen man nur Joannas kindliche Stimme und ihre Harfe hört. Eigentlich singt sie weitestgehend noch wie früher, genauso knatschig, schrill und hoch, eben wie Kate Bush, obwohl ich in letzter Zeit immer mal wieder aufgeschnappt habe, daß sie sich das Infantile in der Stimme abgewöhnt hätte. Zum Glück ist das trotz eines weicher gewordenen Kehlchens nicht ganz so, denn kleinmädchenhaft singend habe ich sie mit dem ersten Album The Milk-Eyed Mender kennen- und lieben gelernt. Das neue Werk, die Tripple CD Have One On Me kannte ich hingegen vorher noch gar nicht. Irgendwie scheint es mir, daß auch das Publikum das zweite Album Ys am besten kennt, denn immmer wenn davon ein Stück ertönt ( Monkey & Bear) brandet der stärkste Applaus auf. Aber eigentlich ist es egal, aus welcher Schaffensphase die jeweiligen Stücke stammen, denn jedes einzelne ist an sich ein Kunst-, nein mehr, ein Meisterwerk! Zwar habe ich keine Ahnung von Harfen, aber irgendwie klingt das doch alles sehr fein, was die Kalifornierin da aus dem grobrahmigen Dingsbums rauskitzelt. Bei meinem Lieblinsglied des Abends lege ich mich aber dennoch fest, es ist Peach, Plum, Pear und bildet den vorläufigen Abschluß des famosen Konzertes. Vor allem das Zusammenspiel zwischen Joanna und ihrer Band ist hier nicht zu überbieten. Da stimmt bis auf das letzte I-Tüpfelchen alles und dennoch wirkt das Ganze nicht steril, oder glatt. Das sehen wohl auch die anderen Leute so und spenden begeistert Standing Ovations. 5 Minuten später geht es mit der Ballade Baby Birch weiter, aber das ist für mich kein wirkliches Highlight. Dennoch scheint dies der endgültige Abschluss zu sein. Joanna zieht zum zweiten Mal Leine, wird aber überraschenderweise doch noch einmal zurückgeklatscht. Ich bin inzwischen nah an die Bühne vorgedrungen und sehe die Newsom nun aus nächster Nähe. Wie gebannt schaue ich zu, wie ihre kleinen Händchen auf das Filigranste die Saiten bearbeiten. Sie singt Sawdust And Diamonds ein Kleinod wie es im Buche steht. Keiner im Publikum wagt zu plaudern, obwohl sich die Sitzordnung längst aufgelöst hat. Minutenlang glozten Leute wie unter Hypnose auf die Bühne und versuchen mit ihren Iphons Erinnerungsfotos zu schießen. Aber kein Iphon und keine Applikation dieser Welt kann die Grazie, die Eleganz und die Fingerfertigkeit von Joanna Newsom einfangen. Man muss sie live gesehen haben, um das Ganze zu kapieren.

Beim Rausgehen treffe ich noch einmal kurz Aleks Campesinos. "Incredible. unbelievable, amazing!", so ihr Urteil. Dem ist nichts mehr hinzufügen.

Pour nos lecteurs français:


Sublissime Joanna Newsom! Le jeune prodige californien a donné à la Grande Halle de la Villette un concert de rêve. Frôlant la perfection, l'harpiste et pianiste a impressionné pendant presque deux heures les 2000 spectateurs avec son jeu filigrane et habile et son chant infantile à la Kate Bush. Son groupe, composé de deux violonistes, d'un trompetiste, d'un multiinstrumentaliste (banjo, mandoline, flûte) et d'un batteur fabuleux, l'accompagna à merveille. Le public écoutait solennellement et calmement les chansons qui venaient dans la plupart des cas du nouveau triple album Have One On Me, mais s'exprima par des applaudissements nourris après la fin de chaque morcaeux époustoufflants. Malgré son immense talent Joanna paraissait naturelle, souriante, attachante et coquine. "You're a really good looking audience" disait-elle dans une scène, mais en fait c'était bien sûr elle "la best looking" avec ses cheveux longs (une sorte de rapunzel moderne?), sa robe simple, mais chic et ses talons hauts. Et surtout avec son sourire! Mais quel beau sourire!

Difficile parmi toutes ses compositions qu'on pourrait qualifier de chef d'oeuvres de choisir le meilleur morceau de la soirée.
J'ai eu une petite préference pour Peach, Plum, Pear qui finit la partie officielle du concert. Le premier rappel n'était pas forcément à mon goût, mais le deuxieme Stardust and Diamond m'a complétement épaté! De tout près je voyais ses petites mains traverser cet instrument imposant et chanter avec tout son coeur. Avec des frissons dans le dos je quittais la salle et je crois je ne suis pas le seul qui trouve que c'était très probablement le meilleur concert de l'année. Comment égaler cette prestation incroyable?


Aus unserem Archiv:

Joanna Newsom, Paris, 16.04.07

- j'ai plus de photo de ce concert sublime de Joanna Newsom sur mon flickr, click!
-die besten Fotos dieses Konzertes von Joanna Newsom hat der ebenfalls überwältigte (er verteilt rekorverdächtige vier Herzchen) Fotografenzar Robert Gil. Klick!

Setlist Joanna Newsom, Grande Halle de la Villette, Paris: siehe Zettel, den die charmante Blondine hochhält. Es fehlt darauf aber das letzte Lied Sawdust and Diamonds.



Joanna Newsom, Paris, 31.05.10


Konzert: Joanna Newsom

Ort: Grande Halle de La Villette, Paris
Datum: 31.05.10
Zuschauer: ausverkauft, also etwa 2000
Konzertdauer: 1 Stunde 50 Minuten


Résumé en français ci-dessous!

Aber das ist doch..., nein ist sie das wirklich?, doch, doch, das ist... Aleks Campesinos! Unglaublich, daß ich beim Konzert von Joanna Newsom auf die "Aussteigerin" treffe! Gerade eben hat Roy Harper seinen Auftritt als Support der Harpistin beendet und das verschafft mir Gelegenheit, ein wenig mit der unwahrscheinlich netten Aleks zu plaudern. Sie habe gerade ihr Examen hinter sich gebracht und warte nun angespannt auf die Ergebnisse. Dieses Konzert hier hat sie sich sozusagen zur Belohnung geschenkt. In Paris wohne sie aber nicht, sie sei nur zu Besuch hier. Sie ist ziemlich platt, daß sie jemand außerhalb von einer Bühne erkennt und dann auch noch in Frankreich. Ich erzähle ihr, daß ich sie bei den Gigs mit Los Campesinos! oft genug vor der Linse hatte, um mich genauestens an ihr Gesicht zu erinnern. Außerdem trägt sie stilvolle Schuhe. Also wie immer. Wir wünschen uns gegenseitig ein schönes Konzert.

Und natürlich wird es auch das erwartet traumhaft schöne Konzert. Wie soll es auch anders sein? Schließlich ist Joanna Newsom ein Wunderkind. Oder so. Auf jeden Fall besser als Lena. Zumindest ein bißchen. Und sie lächelt auch oft. Schon während des ersten Liedes bekommt sie einen kurzen Kicheranfall und muss sich konzentrieren, um nicht aus dem Takt zu geraten. Dann läuft alles wie am Schnürchen. Ihre kleinen Finger gleiten behende durch die Saiten ihres imposanten Instrumentes und die Backing Band (zwei Violinen, Posaune, Mandoline, Banjo, Flöte, Schlagzeug, insgesamt sind es fünf zusätzliche Musiker, 3 Männer zwei Frauen) begleitet sie auf das Harmonischste. Ein Hörgenuß ersten Grades und auch der Sound ist brillant und glasklar. Etwa 2000 kultivierte Mitbürger lauschen andächtig auf ihren Sitzplätzchen und verhalten sich mucksmäuschenstill. Oder sind sie eingeschlafen? Schließlich haben wir es hier mit nicht allzu leicht verdaulicher Kost zu tun und die einzelnen Lieder sind oft endlos lang. Aber das Publikum hat trainierte Ohren und genug Konzentrationsfähigkeit, die knapp 2 Stunden durchzustehen, ohne den Nachbarn durch sein lautes Schnarchen zu stören. Ok, die Frau neben mir pennt, oder meditiert sie etwa nur? Egal, jeder genießt auf seine Weise die Musik der engelsgleichen Joanna Newsom. Unfassbar, diese moderne Rapunzel! "Lass Dein Haar hinab" würde ich ihr manchmal gerne zurufen, aber ich glaube das würde nicht gut ankommen. Womöglich würde man mich rausschmeißen. Schließlich herrscht hier eine Atmosphäre, die man eher von Klassikkonzerten kennt. Aber Joanne guckt zum Glück nicht so streng wie dereinst Claudio Abbado bei den Konzerten, die ich in der Berliner Philharmonie in meiner Studentenzeit gesehen habe. Im Gegenteil, sie lacht sogar ständig zwischen den Liedern und dieses Lachen hat etwas Ansteckendes. "You are a really good looking audience, what are you gonna do after the show?", fragt die Harfenzauberin in einer Szene kess. Das Kompliment kann man ihr guten Gewissens zurückgeben. "Good looking" ist sie auf jeden Fall. Zwar hat ihr Mund etwas Nußknackerhaftes, aber das fällt bei soviel Anmut und Grazie nicht ins Gewicht. Wunderbar ihr Kleid, atemberaubend der Augenaufschlag und sie hat sogar hochhackige Schuhe an. Für eine Folkkünstlerin ziemlich ungewöhnlich. Die performen ja oft barfuß, um den Boden unter den Füßen zu spüren und den Kontakt zur Erde nicht zu verlieren. Joanna Newsom ist in künstlerischer Hinsicht sowieso weltentrückt und schwebt mit ihrem grandiosen Talent über den Wolken, da kann sie ruhig Stöckeschuhe tragen!

Für ein paar Lieder begibt sie sich hinters Piano und man hat die Gelegenheit,
sie besser zu sehen. Hinter der riesigen Harfe verschwindet das zierliche Persönchen immer ein wenig, wenn sie aber klimpert, sieht man ihr hübsches Profil. Ihr Drummer vorne rechts (vom Publikum aus), spielt sensationell toll mit ihr zusammen und ihr Mandolinenmensch (oder auch Banjo- und Flötenspieler) links zupft die feinsten Melodien raus, die man sich vorstellen kann. Manchmal stößt dann auch noch von hinten eine Posaune (Trombone?) mit hinzu und dann streichen auch die Violinistinnen mit den Bögen durch ihre Saiten. Der Instrumentierung wird es mir dennoch nie zuviel (Puristen mögen das anderes sehen, die alten Nörgler!), da es immer wieder Passagen gibt, in denen man nur Joannas kindliche Stimme und ihre Harfe hört. Eigentlich singt sie weitestgehend noch wie früher, genauso knatschig, schrill und hoch, eben wie Kate Bush, obwohl ich in letzter Zeit immer mal wieder aufgeschnappt habe, daß sie sich das Infantile in der Stimme abgewöhnt hätte. Zum Glück ist das trotz eines weicher gewordenen Kehlchens nicht ganz so, denn kleinmädchenhaft singend habe ich sie mit dem ersten Album The Milk-Eyed Mender kennen- und lieben gelernt. Das neue Werk, die Tripple CD Have One On Me kannte ich hingegen vorher noch gar nicht. Irgendwie scheint es mir, daß auch das Publikum das zweite Album Ys am besten kennt, denn immmer wenn davon ein Stück ertönt ( Monkey & Bear) brandet der stärkste Applaus auf. Aber eigentlich ist es egal, aus welcher Schaffensphase die jeweiligen Stücke stammen, denn jedes einzelne ist an sich ein Kunst-, nein mehr, ein Meisterwerk! Zwar habe ich keine Ahnung von Harfen, aber irgendwie klingt das doch alles sehr fein, was die Kalifornierin da aus dem grobrahmigen Dingsbums rauskitzelt. Bei meinem Lieblinsglied des Abends lege ich mich aber dennoch fest, es ist Peach, Plum, Pear und bildet den vorläufigen Abschluß des famosen Konzertes. Vor allem das Zusammenspiel zwischen Joanna und ihrer Band ist hier nicht zu überbieten. Da stimmt bis auf das letzte I-Tüpfelchen alles und dennoch wirkt das Ganze nicht steril, oder glatt. Das sehen wohl auch die anderen Leute so und spenden begeistert Standing Ovations. 5 Minuten später geht es mit der Ballade Baby Birch weiter, aber das ist für mich kein wirkliches Highlight. Dennoch scheint dies der endgültige Abschluss zu sein. Joanna zieht zum zweiten Mal Leine, wird aber überraschenderweise doch noch einmal zurückgeklatscht. Ich bin inzwischen nah an die Bühne vorgedrungen und sehe die Newsom nun aus nächster Nähe. Wie gebannt schaue ich zu, wie ihre kleinen Händchen auf das Filigranste die Saiten bearbeiten. Sie singt Sawdust And Diamonds ein Kleinod wie es im Buche steht. Keiner im Publikum wagt zu plaudern, obwohl sich die Sitzordnung längst aufgelöst hat. Minutenlang glozten Leute wie unter Hypnose auf die Bühne und versuchen mit ihren Iphons Erinnerungsfotos zu schießen. Aber kein Iphon und keine Applikation dieser Welt kann die Grazie, die Eleganz und die Fingerfertigkeit von Joanna Newsom einfangen. Man muss sie live gesehen haben, um das Ganze zu kapieren.

Beim Rausgehen treffe ich noch einmal kurz Aleks Campesinos. "Incredible. unbelievable, amazing!", so ihr Urteil. Dem ist nichts mehr hinzufügen.

Pour nos lecteurs français:


Sublissime Joanna Newsom! Le jeune prodige californien a donné à la Grande Halle de la Villette un concert de rêve. Frôlant la perfection, l'harpiste et pianiste a impressionné pendant presque deux heures les 2000 spectateurs avec son jeu filigrane et habile et son chant infantile à la Kate Bush. Son groupe, composé de deux violonistes, d'un trompetiste, d'un multiinstrumentaliste (banjo, mandoline, flûte) et d'un batteur fabuleux, l'accompagna à merveille. Le public écoutait solennellement et calmement les chansons qui venaient dans la plupart des cas du nouveau triple album Have One On Me, mais s'exprima par des applaudissements nourris après la fin de chaque morcaeux époustoufflants. Malgré son immense talent Joanna paraissait naturelle, souriante, attachante et coquine. "You're a really good looking audience" disait-elle dans une scène, mais en fait c'était bien sûr elle "la best looking" avec ses cheveux longs (une sorte de rapunzel moderne?), sa robe simple, mais chic et ses talons hauts. Et surtout avec son sourire! Mais quel beau sourire!

Difficile parmi toutes ses compositions qu'on pourrait qualifier de chef d'oeuvres de choisir le meilleur morceau de la soirée.
J'ai eu une petite préference pour Peach, Plum, Pear qui finit la partie officielle du concert. Le premier rappel n'était pas forcément à mon goût, mais le deuxieme Stardust and Diamond m'a complétement épaté! De tout près je voyais ses petites mains traverser cet instrument imposant et chanter avec tout son coeur. Avec des frissons dans le dos je quittais la salle et je crois je ne suis pas le seul qui trouve que c'était très probablement le meilleur concert de l'année. Comment égaler cette prestation incroyable?


Aus unserem Archiv:

Joanna Newsom, Paris, 16.04.07

- j'ai plus de photo de ce concert sublime de Joanna Newsom sur mon flickr, click!
-die besten Fotos dieses Konzertes von Joanna Newsom hat der ebenfalls überwältigte (er verteilt rekorverdächtige vier Herzchen) Fotografenzar Robert Gil. Klick!

Setlist Joanna Newsom, Grande Halle de la Villette, Paris: siehe Zettel, den die charmante Blondine hochhält. Es fehlt darauf aber das letzte Lied Sawdust and Diamonds.